Sur toute voiture, l’absence de reprise empêche le bon fonctionnement sur route, mais plus particulièrement sur les Birotors, où cela entraine très souvent le calage à basse vitesse, du fait de la boite C-Matic (impossibilité de faire patiner l’embrayage). Il est donc nécessaire de vérifier le bon fonctionnement de l’ensemble du circuit de la pompe de reprise.
Ce contrôle est facile :
- Enlever le bonnet de Schtroumpf fixé sur le carburateur.
- Mettre le contact afin d’actionner la pompe à essence. Il n’est pas nécessaire de mettre le moteur en marche. Après quelques secondes, couper le contact, la cuve du carburateur doit être pleine.
- Ensuite, il suffit de se pencher sur le corps du carburateur, tout en actionnant la commande d’accélérateur manuellement : on doit voir le gicleur double pulvériser un beau jet d’essence dans chaque corps. Si tel n’est pas le cas, 3 points sont à revoir.
A. La pompe de reprise :
Elle est facilement accessible, en déposant les 7 vis du couvercle de carburateur et la durite d’essence.
Sans enlever les 2 durites du starter automatique, dégager le couvercle en le coinçant côté chauffeur avec le câble. On évite ainsi de perdre du LDR.
En appuyant sur la tige de poussée de la pompe, il arrive que le rappel ne se fasse pas correctement. Dans tous les cas, il est nécessaire de vérifier l’ensemble pompe de reprise.
Pour la retirer de son puits, il suffit de déboiter son bouchon en faisant levier avec un tournevis mis à plat.
Retirer l’ensemble vers le haut, tout en tenant la tige de poussée.
Il arrive que la coupelle se soit déboitée de son emplacement, vous la retrouverez sur le ressort de rappel.
Passer à l’établi avec l’ensemble des pièces.
La pompe est constituée de 7 pièces :
1 bouchon
1 ressort principal
1 coupelle
1 tige de poussée
1 boitier en plastique blanc
1 rondelle-clavette
1 ressort de rappel, le plus fin, venant en fond de cuve.
Cet ensemble vieillit très mal, causant très souvent des trous dans l’accélération. Deux pièces sont fautives :
- Le boitier en plastique :
Il reçoit en sa partie inférieure la coupelle, et en sa partie supérieure la tige de poussée. Cette dernière s’enfonce et vient se clipser dans le boitier.
Avec le temps, cette pièce en plastique ne retient plus vraiment la tige qui, à l’utilisation, va se libérer de son logement, poussé par le ressort. A partir de ce moment-là, plus de reprise
Vérifier en enfonçant la tige de poussée dans le boitier, elle ne doit pas ressortir facilement. Si elle ne reste pas en place, le boitier blanc ne fait plus sa fonction : le remplacer.
- La coupelle en caoutchouc noir :
avec le temps, elle perd de sa consistance et ne tient plus du tout serrée sur son support. Etant trop libre sur son axe, elle flotte et a tendance à se déboiter, et donc ne plus pousser l’essence dans son puits en direction de la double buse. Il arrive même qu’elle finisse coincée sur le ressort inférieur, en fond du puits. Elle devient alors quasiment non opérationnelle, n’envoyant que quelques gouttes à l’accélération. Pour éviter les trous à l’accélération, la double buse doit envoyer un beau filet d’essence dans chaque corps à chaque accélération, et non pas quelques gouttes.
Solution 1 : trouver une coupelle neuve au bon diamètre intérieur. Par expérience, celle fournie par le club allemand « RO 80 Club International » donne entière satisfaction (elle est de couleur rouge).
Solution 2 : il est possible de se dépanner en conservant la vieille coupelle d’origine. Glisser une rondelle Circlip sur l’axe du boitier blanc ,
puis mettre en place la coupelle.
Ainsi, elle n’aura plus de jeu et restera en place. Sa fonction sera assurée.
Réassemblez la pompe de reprise : comprimer le ressort principal tout en glissant la coupelle d’arrêt dans la fente de la tige de poussée.
Mettre le ressort de rappel sur le boitier, la pompe complète est prête à être replacée dans son puits.
B. Le circuit de reprise.
Pour vérifier qu’il n’est pas bouché, retirer le gicleur double en le soulevant délicatement vers le haut,
puis donner un coup de soufflette dans le trou du puits de pompe de reprise : la pression va chasser les éventuelles impuretés, et l’air va ressortir par l’emplacement du gicleur double.
C. Le gicleur double.
Enfin, la pompe de reprise ne pourra pas réaliser sa fonction si le gicleur double est bouché. Avec la nouvelle essence, c’est devenu un problème récurrent pour tous les gicleurs des voitures roulant peu.
Après sa dépose en le tirant vers le haut, le nettoyer à la soufflette par les 2 trous en sens inverse de fonctionnement. Vérifier ensuite en soufflant dans le bon sens si l’air ressort par les 2 gicleurs. S’ils ne veulent pas se déboucher, utiliser une aiguille très fine sans trop forcer. Puis, un coup de soufflette pour chasser les impuretés décollées.
Avant sa repose, remonter la pompe de reprise à sa place,
mettre de l’essence dans la cuve, puis tester le bon fonctionnement en appuyant sur le piston : l’essence doit ressortir par l’emplacement du gicleur double.
Reposer le gicleur double, nouveau test : l’essence doit pisser des 2 côtés du gicleur de façon nette.
Une fois ces 3 points vérifiés séparément, remonter le couvercle du carburateur et sa durite d’essence.
Dernier contrôle de la bonne pulvérisation d’essence de chaque corps en actionnant la commande d’accélérateur, pas besoin de démarrer. Si les deux jets sont nets, l’opération est réussie, l’auto ne devrait plus caler.
Remettez vote bonnet de Schtroumpf et bonne route !




















